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24 heures de la vie d’une femme : où sont mes droits ?


Comme un bouquet de fleurs, elles rayonnent, elles embaument et se fanent lorsque l’on ne prend pas soin d’elles. Ah la belle vision romantique et stéréotypée à souhait de la femme, cette petite créature fragile… On vous taquine ! Allez, ouste, dépoussiérons les clichés et faisons place à la femme moderne, celle qui bouscule les codes, celle qui dénonce, celle qui prend en main son destin. A l’occasion de la journée internationale des droits de la femme, retour sur les origines d’une fête – à célébrer quotidiennement - et état des lieux des droits des femmes d’ici et d’ailleurs aujourd’hui.


Levons le point en l’honneur des femmes ! Une fête aux origines militantes


La voix de la conquête de l’indépendance des femmes (par les femmes), qui commence par la reconnaissance de son statut de citoyen et l’émancipation de la tutelle masculine, s’est fait entendre plus nettement dès la seconde moitié du XIXème siècle. Avant d’être officialisée en 1977 par les nations Unies, la journée internationale des droits des femmes, cette journée d’hommage a été façonnée par des temps forts militants que l’ONU rappelle sur son site :


- En 1909, aux Etats-Unis « Conformément à une déclaration du Parti socialiste américain, la première Journée nationale des femmes est célébrée sur l’ensemble du territoire des États-Unis d'Amérique le dimanche 28 février 1909. Les femmes célèbreront ensuite cette journée chaque dernier dimanche de février jusqu’en 1913.

Mais une étape clé a eu lieu bien plus tôt, en 1848, dans l’État de New York.

Indignées par l’interdiction faite aux femmes de prendre la parole à l’occasion d’une convention contre l’esclavage, les Américaines Elizabeth Cady Stanton et Lucretia Mott réunissent plusieurs centaines de personnes à leur Convention pour les droits des femmes à Seneca Falls. Il s’agit de la première convention de ce type aux États-Unis. Ensemble, elles revendiquent des droits civils, sociaux, politiques et religieux pour les femmes, dans un texte appelé Déclaration de sentiments et de résolutions. »


- En 1910, en Europe cette fois, « l’Internationale socialiste réunie à Copenhague, au Danemark, décide d’instaurer une Journée des femmes pour rendre hommage au mouvement en faveur des droits des femmes et pour favoriser l'obtention du suffrage universel pour les femmes. La proposition est approuvée à l’unanimité par la conférence qui comprenait plus de 100 femmes de 17 pays, dont les trois premières femmes élues au Parlement finlandais. »


- Le 19 mars 1911, suite à la proposition approuvée de Copenhague, la Journée internationale des femmes est célébrée pour la première fois, en Allemagne, en Autriche, au Danemark et en Suisse, où plus d’un million de femmes et d’hommes assistent à des rassemblements. »


Protéger les droits des femmes : un devoir pour tous !

Être féministe n’est pas un statut réservé au très select club des amazones : non, militer pour les droits de la femme, c’est créer une société plus égalitaire au bénéfice de chacun d’entre nous, hommes et femmes, afin que les possibilités et aptitudes de tout être humain ne soit pas déterminées – et conditionnées - par son genre. Le féminisme est définit par le TLFI, rappelons-le, comme un « mouvement social qui a pour objet l’émancipation de la femme, l’extension de ses droits en vue d’égaliser son statut avec celui de l’homme, en particulier dans le domaine juridique, politique, économique ; doctrine, idéologie correspondante. » Il n’est pas question de Womens only.

Alors être un homme féministe, ça donne quoi ?

Des chercheuses américaines de l’Université d’Harvard, Carol Gillian et Naomi Snider ont démontré la profonde empathie des petits garçons en maternelle et les dommages des stéréotypes sociaux liés au sexe qui les poussent à rompre avec leur voix intérieure… et à couper le lien de l’égalité avec les petites filles du même âge. Un homme est féministe par essence, si tant est que la société patriarcale ne le conditionne autrement. Dans un entretien accordé au New-York Times, Carol Gillian évoque comment les dés de l’égalité sont pipés :


“If you want to elevate one group of people over another, you have to undercut our relational capacities as human beings. You have to stop the person at the top from feeling empathy for the people at the bottom.” Si vous souhaitez élever, dans la hiérarchie sociale, un groupe de personnes au-dessus d’un autre, vous devez saboter nos capacités relationnelles d’êtres humains. Vous devez empêcher la personne au sommet d’être empathique envers ceux qui se trouvent en bas de la pyramide.

Devenir un homme féministe au travail, c’est donner une chance au rétablissement de l’équilibre entre les êtres humains et marcher vers l’égalité… mais c’est aussi finalement se reconnecter à son humanité en faisant preuve d’empathie ! Désir de maternité, humour sexiste déplacé, les Experts vous proposent une analyse de ces stéréotypes, ces « petits riens » qui sont pourtant beaucoup à balayer hors du bureau ASAP ! « Comment devenir un homme féministe au travail ? », une capsule à découvrir sur notre site.

L’égalité de droit au travail : un miroir aux alouettes ?

En tant de crise, sur le marché du travail, c’est d’abord la femme qui pâtit des déboires de l’économie : en témoigne la pandémie mondiale qui a fait reculer significativement l’emploi des femmes dans l’ensemble des pays du globe. Les Experts de La Ligne Pélican vous en proposent une analyse dans une capsule consacrée à « La place de la femme sur le marché du travail », à découvrir sur notre plateforme.


Levons notre verre et levons toujours notre poing pour les femmes. On vous laisse, sur un air de Beyoncé : « Who run the world ? Girls ! ». Bonne fête à toutes !