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Hypersensibilité: quand le trop-plein nous vide

On est à la fois hyperamoureu.se, hyper content.e, hyper triste, ... hyper fatigué.e : les émotions en montagnes russes, voilà ce que ressentent les hyperémotifs. Comment gérer le quotidien lorsque l'on possède un haut potentiel émotionnel ? Que faire lorsque la cascade de stimuli que l'on expérimente au quotidien nous emporte avec elle ? Entre une vision (hyper)romancée et et la perception un peu dédaigneuse de ce caractère, où placer le curseur ? Les experts LLP évoquent avec vous les grands traits de cette particularité.



Moi, comme une éponge émotionnelle :


Posons le cadre : l'hypersensibilité n'est pas un trouble. C'est plutôt un trait de personnalité, un tempérament. L'hypersensible est une personne à la sensibilité très forte, tout comme l'empathie hyper développée qu'elle possède à l'égard de ceux qui l'entoure.


Elaine N Aaron, psychothérapeute et chercheuse en psychologie américaine, reconnue internationalement pour ses apports sur l'hypersensibilité définit donc l’hypersensibilité comme un trait de caractère témoignant d'une sensibilité plus forte que la moyenne.


L'hypersensibilité toucherait, selon la chercheuse américaine, environ 30% de la population.


Cette caractéristique est-elle innée ou acquise ? Comme le rapporte le journal Les Echos dans son édition en ligne, les chercheurs de l'université de Stony Brook (New York) ont pu prouver, par le biais de l'imagerie médicale, que l'activité cérébrale des hypersensibles se manifestait par une "surexcitation des zones relatives à l'émotion et à l'interaction sociale". Les neurones "miroirs", situés dans le cortex frontal inférieur, intervenant dans notre capacité à traiter et interpréter les émotions des autres, sont nettement plus actifs que la moyenne chez les hypersensibles. De même que l'activité de « l'insula », une zone cérébrale jusqu'alors méconnue, définie par le chercheur en psychologie Benjamin Hébert-Seropian comme

Une tour de communication qui aurait pour rôle d’extraire les messages émotionnels des signaux transmis par le corps. Des données probantes en neuropsychologie appuient ce rôle, du fait que l’insula est particulièrement impliquée dans une pléthore de taches combinant les processus émotionnels et ceux de l’ordre de la sensibilité intéroceptive.

Le cerveau des hypersensibles est donc stimulé de façon différente de celui de la majorité de la population. Et concrètement, à quoi ressemble donc le quotidien d'un hypersensible ?



L'hypersensible au travail :


Être hypersensible au boulot... une association qui semble à priori délicate et résonne de toute façon comme un défi : lorsque l'on est facilement et profondément affecté.e par les réflexions des autres, l'hypersensibilité s'affiche comme une mauvaise expérience sur votre CV... Alors, boulet au pied ou potentiel gâché ? Créativité, empathie, intuition sont autant de mines d'or que possèdent l'hypersensible à valoriser au sein d'une équipe.


D'un point de vue managérial, il importe de tenir compte des particularités de chacun des collaborateurs de l'équipe : en ce qui concerne l'hypersensibilité, il est intéressant de se former et se faire accompagner par un expert notamment dans la gestion des émotions et la communication. Les experts vous invitent à écouter deux capsules orientiées communication : Comment développer son empathie et Leadership: l'importance de la communication en entreprise.


Du point de vue de l'hypersensible, le coaching apporte une perspective intéressante pour mieux se comprendre et savoir accueillir ses ressentis... point de départ pour libérer son potentiel créatif tellement foisonnant !


Le 13 janvier célèbre les hypersensibles : alors, pensez-vous être hypersensible ou hautement sensible ? C'est le moment de vous soumettre au questionnaire élaboré par Elaine N Aaron : une série de 23 questions fermées pour esquisser un tempérament.





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