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L’AMOUR, déRAISONnable ? Aimer, c’est bon pour ma santé mentale !


Vivre l’amour fou, aimer à perdre la raison, la folie amoureuse : à en croire les expressions française, l’association entre amour et santé mentale relève plus de l’incongru que d’une association logique. Oui mais voilà, n’en déplaise au dictionnaire ou à votre belle-mère, la flèche de Cupidon n’a pas nécessairement été trempée dans un poison avant d’atteindre votre cœur. Il est vrai que le sentiment amoureux déboussole, transporte, obsède, vous transforme aux yeux des autres… pas de quoi s’affoler pour autant ! Les Experts de la Ligne Pélican vous proposent de balayer ensemble les idées reçues sur le couple amour/santé mentale en vous donnant l’envie d’aimer… mais aussi de rappeler les véritables dangers liés à l’amour qui doivent vous alerter.

Shoot d’amour pour cerveau heureux

Dans un TED talk consacré au cerveau amoureux, The brain in love language, l’anthropologue américaine Helen Fisher revenait en février 2008 sur ses travaux menés pour comprendre l’impact de l’amour romantique sur le cerveau. En soumettant des personnes amoureuses à un IRM afin d’observer leur cerveau, l’anthropologue et son équipe ont pu constater l’effet dopant de l’amour sur le cerveau primitif :

« Nous avons trouvé une activité dans une minuscule usine près du centre du cerveau, appelée l'aire tegmentale ventrale. Nous avons trouvé de l'activité dans des cellules, les cellules qui fabriquent la dopamine, un stimulant naturel, et le diffusent dans plusieurs régions du cerveau. En effet cette zone, l'ATV, fait partie du système de récompense du cerveau. (…) Ça fait partie de ce qu'on appelle le cerveau reptilien, associé au vouloir, à la motivation, à l'attention et au désir fort. En fait, c'est la même zone du cerveau qui s'active aussi, quand on sent une montée de cocaïne. »

L’effet stimulant de l’amour se poursuit bien au-delà des premiers temps de la relation.

« Notre dernière expérience a été conçue par mon collègue Art Aron en plaçant des gens qui se disent toujours amoureux dans une relation long terme, dans un IRM. Jusqu'ici nous avons mis 5 personnes et effectivement, nous retrouvons la même chose. Ils ne mentent pas. Les zones du cerveau associées à l'amour romantique intense s'activent toujours après 25 ans. » précise Helen Fisher. En stimulant sur le long terme des zones clé de notre cerveau, l’amour agit comme un ciment du couple.

Corps amoureux, corps heureux :

On le sait, la santé mentale est indissociable de la santé physique. Bonne nouvelle, vie sexuelle épanouie rime à la fois avec bonne santé physique et mentale. Faire l’amour permet, entre autres, de diminuer les tensions en favorisant notre bien-être par la sécrétion d’hormones : un cocktail de plus de cinq types d’hormones

  • la dopamine, hormone du plaisir

  • la sérotonine, hormone du bonheur

  • l’ocytocine, hormone de l’attachement

  • la lulibérine, hormone du désir

Rappelez-vous de l’acronyme DOSE évoqué dans le dernier article des Experts LLP, « La joie, ça se travaille ». Vous ne l’avez pas lu ? Allez-vite vous mettre à jour !

La liste des bienfaits de l’amour sur la santé physique est encore longue : diminution des risques de diabète, d’hypertension, de maladies cardio-vasculaires… Saviez-vous que 30 minutes d’ébats sexuels font perdre entre 200 et 500 calories, soit l’équivalent d’une séance de 45 minutes de fitness ?

Aimer les autres, c’est bon pour moi

L’amour permet de développer nos habiletés sociales. En s’ouvrant à l’autre, nous choisissons d’être à son écoute et ainsi d’être moins centré sur nos propres besoins : développer notre sens de l’empathie, de l’altruisme. C’est une des raisons pour lesquelles être amoureux fait du bien à la santé mentale.

A l’instar de Montesquieu, rappelons encore que « L’homme est un animal social » qui a besoin de contacts humains pour s’épanouir. Bonne nouvelle, aimer les siens impacte positivement votre espérance de vie ! Selon une méta-analyse de 148 études menée en 2010 par trois chercheurs américains, intitulée Social Relationships and Mortality Risk : A Meta-Analytic Review , l’influence positive de l’amour sur la longévité agit bien au-delà du couple d’amants : le bénéfice de vivre plus longtemps n’est pas réservé aux couples amoureux mais s’applique à l’ensemble de nos relations sociales : nos proches, amis ou famille.

Quand l’élixir vire au poison :

Être amoureux, c’est se sentir valorisé à travers le regard que l’être aimé pose sur soi. Un sérieux atout pour avoir une estime de soi positive. Enfin en théorie. Lorsque le toxique s’invite dans le couple, l’amour détruit tout. Là où l’amour agit comme un révélateur de soi, la relation toxique provoque dévalorisation, humiliation, renonciation à son identité. Nathalie Riesen, experte en relation d’aide aux victimes de relations toxiques et fondatrice de La Ligne Pélican vous donne des outils pour identifier et des ressources pour vous libérer dans le « 2-5-16 », des ateliers en live les 2, 5 16 des mois de février et mars 2022. Découvrez-les sur le site de La Ligne Pélican.


N’oublions pas : « Omnia vincit amor (sanus) » L’amour (propre) triomphe de tout !