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Vacance(s) : Et si farniente, c'était exister ?



Avec l'été viennent les grandes vacances, la promesse d'un repos mérité, une coupure synonyme de détente, l'occasion de se libérer l'esprit... On a beau se projeter dans un farniente mérité, nombre d'entre nous cherchent à combler ce vide dans notre agenda par des divertissements : visites organisées, apéros qui n'en finissent plus... Finalement, n'aurait-on pas un peu peur de se retrouver face à soi-même ? C'est pourtant l'occasion de libérer son plein potentiel et de se faire du bien ! On vous rassure, les experts LLP vous accompagnent dans un lâcher-prise mérité !


Pourquoi tant de haine envers la flemme ?


Dans notre société prônant la performance, "l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt". Adage au moins aussi révélateur que la présence en haut du podium des sept péchés capitaux de la paresse. Flemmarder, c'est mal. Enfin c'est surtout mal vu.


Pourtant, la flemme, c'est la base. Issu du latin Phlegma signifiant "humeur, mucus", le nom commun flemme dérive de l'ancien français "fleume", attesté en 1256 dans le Régime du corps de maître Aldebrandin de Sienne comme « l'une des quatre humeurs fondamentales, dans l'ancienne médecine ». C'est donc un état du corps indispensable, à en croire la science ! "Fleume" s'est mu en "flemme" et "flegme" au XIXème, deux noms aux connotations radicalement opposées ! Le flegme est l'attribut d'une personne calme, la flemme celui d'une personne paresseuse.


Professeur d'informatique à l'université de Georgetown, le scientifique Cal Newport, inventeur du concept du Deep Work, le travail profond, évoque sur son blog la vilaine cousine tant méprisée de la flemme : la procrastination. Pour la réhabiliter. Ainsi, la procrastination ne serait pas l'apanage d'un flemmard invétéré mais plutôt l'expression d'un conflit intérieur entre notre cerveau reptilien et notre cerveau cartésien :


" Procrastination, in my experience, is not a character flaw, but instead evidence that you don’t have a believable plan for succeeding at what you’re trying to do."
"La procrastination, d'après mon expérience, n'est pas un défaut de notre caractère, mais plutôt une manifestation de l'esprit que nous ne disposons pas véritablement des moyens de réussir ce que vous essayez de faire."

Autrement dit, le fait de procrastiner serait la conséquence de la manifestation d'une partie archaïque de notre cerveau, interrogant une autre, plus évoluée, sur l'utilité de ce que nous demandons à celui-ci d'accomplir... En clair, un signal un signal envoyé par les neurones pour nous mettre en garde, afin de préserver notre intégrité mentale et physique, mission première de notre cerveau. Et le professeur d'apporter, sur son blog, un exemple concret, tiré de l'expérience d'étudiants en cycle supérieur préparant leur examen final :



"L'étudiant demande à son cerveau de dépenser une grande quantité d'énergie (d'un point de vue biologique, étudier pour un examen de chimie organique demande beaucoup). [...] "Pourquoi allons-nous dépenser autant d'énergie précieuse ?", demande la zone archaïque de notre cerveau. La partie plus moderne, abstraite et rationnelle du cerveau de l'étudiant répond rapidement : "Parce que nous devons dépenser cette énergie pour réussir le test dont nous avons besoin pour obtenir notre diplôme !" "Qu'est-ce qu'un "diplôme" et pourquoi en avons-nous besoin ?", rétorque le cerveau archaïque. "Parce que c'est ce que vous êtes censé faire", répond le cerveau cartésien. " Et c'est là que le bas blesse.

L'auteur conclut donc ainsi "Comment résoudre ce conflit intérieur ? Fournir à son cerveau une réponse concrète à ce "pourquoi". Autrement dit, rentrer en introspection pour rationaliser : j'ai besoin de ce diplôme pour obtenir un emploi qualifié bien rémunéré et par là même m'assurer un niveau de vie confortable dans la société : et garantir, tant que faire ce peu, ma sécurité et ma santé.


Se vider la tête, mode d'emploi :


Les experts de la Ligne Pélican vous proposent quelques pistes pour apprécier le farniente.

  • je coupe la wifi :

Se placer dans un état de déconnection total, c'est donner l'opportunité à son cerveau de parvenir à un état de concentration profond. Eh oui, qui aurait dit que ne rien faire c'était travailler ? Rendez-vous pris avec les experts LLP dans la capsule Je me déconnecte pour creuser un peu le sujet !


  • je pratique une activité outdoor :

Vous connaissez sans doute ce sentiment de plénitude ressenti lors d'une balade au vert. Eh bien, il temps de se connecter avec la nature pour apaiser votre esprit : se promener en forêt, se baigner dans la mer ou même s'allonger dans son jardin. L'importance de la marche ou encore Je me mets au vélo sont à écouter sur la plateforme !